Archives de Tag: travail

« Le plus important ce ne sont pas les marchés financiers. »

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Le président du pays Ólafur Ragnar Grímsson, 69 ans, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum.

Il a rencontré mardi François Hollande pendant 35 minutes. Les deux hommes, raconte-t-il, ont parlé de trois sujets.
« La reprise économique en Islande et les leçons à en tirer, la coopération économique dans l’Arctique et l’expérience islandaise en matière de géothermie – qui assure 90% du chauffage des habitants –, et comment elle pourrait être développée en France. »

« En Islande, les partis de droite et de gauche ont été unanimes sur la nécessité de protéger le système social. Personne, à droite ou au centre, n’a défendu ce que vous appelleriez des politiques de droite ».
« Après la chute des banques, ces talents se sont retrouvés sur le marché du travail. En six mois, ils avaient tous été embauchés. »

Lire l’article de Rue89

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TRAVAIL AU CORPS

Un extrait de la scandaleuse lettre du PDG de Titan.
« J’ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l’ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m’ont répondu que c’était comme ça en France. »

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Une humeur détonante, un « bonjour bonjour » chantant, André, bientôt 50 ans, vit dans une maison de poupée, minuscule portail bleu clair, volets assortis, double jardin devant et derrière.

Il a accepté de nous parler de son travail chez Goodyear.

Mais avant, il veut causer de « Mots croisés », diffusé la veille sur France 2. Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Obs, y a dit des mots blessants sur la CGT-Goodyear, « Le syndicat a refusé de passer au 4×8 contrairement à la CGT-Dunlop, et en plus il a joué les difficiles face à l’offre de reprise partielle de Titan. »

« Ce qu’il faut comprendre, c’est que travailler chez Goodyear c’est déjà un sacrifice permanent, on y laisse notre santé. A l’entendre, on aurait dû en plus de tout accepter l’inacceptable. »
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Lire l’article de Rue89

La gauche n’a plus droit à l’erreur

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Pierre Larrouturou, a publié avec Michel Rocard, chez Flammarion en janvier 2013,  » Chômage, précarité, crise financière : arrêtez les rustines ! « 

Miser sur la croissance pour sortir du chômage est une stratégie suicidaire. Il faut inventer un nouveau modèle de développement. La gauche doit très vite adopter un plan B.

En 1997, une étude du ministère du Travail estimait qu’un mouvement général vers la semaine de 4 jours à la carte créerait 1 600 000 emplois (contre 300 000 pour les 35 heures). Ces chiffres sont toujours d’actualité.

Il faut aussi assurer le financement des PME (ce que permettrait une vraie séparation entre Banques de dépôt et banques d’affaires). Il faut lutter contre le dumping fiscal ou créer un impôt européen sur les bénéfices.
Lire l’article de L’Entreprise

« Le travail disparait, et c’est ce qu’on voulait »

Si tout travail mérite salaire, et uniquement le travail, alors il faudra le partager.

Paul Jorion explique pourquoi nous allons vers la fin du plein emploi. Mais comment alors garantir à tous un revenu décent ? À qui reviennent les fruits des gains de productivité ? Jorion mentionne l’idée d’une « rente à vie » notamment pour les travailleurs remplacés par les robots.

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Attac, la compétitivité

Extrait de la synthèse du rapport d’Attac & Fondation Copernic
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Les vraies raisons de la fragilité de l’industrie française

Certes, les aspects compétitivité hors-prix, c’est-à-dire liés à la qualité des produits, leur degré d’innovation technologique, l’adaptation à la demande… ne sont pas totalement ignorés. Il serait difficile en effet de ne pas voir, si on en reste à la comparaison avec l’Allemagne, le niveau insuffisant de la R&D en France : 2,1 % du PIB contre 2,8 %.

Ce différentiel est également très marqué si l’on considère les dépenses en R&D du secteur privé : 15 milliards d’euros de ce côté-ci du Rhin, contre 31 milliards de l’autre en 2008. De même, tout le monde s’accorde pour pointer le problème des rapports entre les grands groupes industriels et leurs sous-traitants. L’externalisation des activités des grandes firmes a uniquement pour objectif de faire baisser les coûts en les reportant sur les PME sous-traitantes, multipliant ainsi les pratiques abusives.

La dépendance par rapport aux grands groupes, qui peuvent les abandonner pour accroître leur rentabilité, explique en partie la difficulté des PME à avoir accès au crédit bancaire. Sur ces points aussi, la différence avec l’Allemagne est patente. Enfin, la sensibilité des exportations françaises au taux de change de l’euro est largement connue. Entre janvier 2002 et avril 2008, l’euro s’est réévalué de 78 % par rapport au dollar. Conséquence, depuis 2002 cette hausse aurait freiné les exportations françaises à la hauteur de 0,3 point en moyenne par trimestre. Le contraste est manifeste avec l’Allemagne qui, se situant sur des créneaux haut de gamme, est moins sensible aux variations de prix.
Ces faiblesses de l’industrie française, si elles ne sont pas ignorées, sont, de fait, laissées de côté par la plupart des commentateurs.

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