Archives de Tag: banque

Pourquoi les banques refusent d’être scindées ?

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Par Gaël Giraud

Les grandes banques françaises veulent convaincre François Hollande de limiter sa promesse de campagne au cantonnement de leurs activités dangereuses dans des filiales distinctes.

Elles craignent pour la rentabilité de leurs activités de marché si elles étaient effectivement scindées : elles seraient contraintes de se refinancer davantage (à encours de crédit constant), ce qui a un coût, et – n’ayant plus la garantie de l’État – à un taux plus élevé (celui du refinancement sur le marché interbancaire).

En réalité, beaucoup de directeurs financiers ont eu la prudence de conserver des lignes de crédit traditionnelles. Peugeot, par exemple, peut toujours effectuer des tirages de cash auprès de la BNP. Et si une véritable scission devait les pénaliser, ne serait-ce pas à la Banque publique d’investissement de jouer le véritable rôle de banque de marché au service des industries françaises ?
Lire l’article de Revue-Projet

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L’Islande se réjouit d’avoir abandonné ses banques

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Octobre 2008, la faillite des trois grandes banques islandais (Kaupthing, Glitnir et Landsbanki) est proclamée. En cause : une politique d’endettement à risque et le gonflement de leur bilan. Pour prévenir l’effondrement du système bancaire, celles-ci furent nationalisées. Les créanciers étrangers pas remboursés. D’autres mesures furent prises. Quatre ans plus tard, elles portent leur fruit.

« Accepter de laisser les banques tomber en faillite fut l’acte le plus difficile qu’il m’ait été donné de prendre, mais sans doute le meilleur. »

Comme l’analysait La Tribune le mois dernier, la dévalorisation de la couronne islandaise a provoqué une inflation (jusqu’à 18%) au cours de l’année 2009, un ralentissement de la hausse des salaires en 2009 et 2010, mais elle a permis aux secteurs épargnés, comme la pêche et le tourisme (en hausse de 16% sur l’année 2012), de profiter de la relance économique mondiale pour engranger des bénéfices et relancer des investissements.

20121217-131636.jpg Avec un déficit à l’équilibre prévu pour l’an prochain, un taux de chômage proche de 5% et le remboursement total des 2,1 milliards prêtés par le FMI, Reykjavik respire. Et pour celui qui assume la présidence du pays depuis le 1er août 1996, pas question d’entrevoir une adhésion à l’Europe.
Lire l’article 7/7

Les chefs d’états contre l’avis du parlement européen

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Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont définitivement validé, vendredi 23 novembre, la nomination du Luxembourgeois Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne (BCE), l’instance de six membres gérant l’institution monétaire au quotidien. Et ce malgré l’opposition du Parlement européen, qui avait rendu un avis négatif sur ce choix le 25 octobre en raison de l’absence de femmes dans cette instance.

« Un décalage complet entre le discours et les actes sur le renforcement de la légitimité démocratique et les décisions prises », ainsi que « l’affaiblissement de la BCE, qui aura désormais en son sein une personne à la légitimité contestée ».

« Les dirigeants européens ont aujourd’hui envoyé un signal clair de leur conception du processus démocratique : un outil qui doit être mis au rebut lorsque ce n’est plus pratique ».
Lire l’article du Monde

Attac, la compétitivité

Extrait de la synthèse du rapport d’Attac & Fondation Copernic
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Les vraies raisons de la fragilité de l’industrie française

Certes, les aspects compétitivité hors-prix, c’est-à-dire liés à la qualité des produits, leur degré d’innovation technologique, l’adaptation à la demande… ne sont pas totalement ignorés. Il serait difficile en effet de ne pas voir, si on en reste à la comparaison avec l’Allemagne, le niveau insuffisant de la R&D en France : 2,1 % du PIB contre 2,8 %.

Ce différentiel est également très marqué si l’on considère les dépenses en R&D du secteur privé : 15 milliards d’euros de ce côté-ci du Rhin, contre 31 milliards de l’autre en 2008. De même, tout le monde s’accorde pour pointer le problème des rapports entre les grands groupes industriels et leurs sous-traitants. L’externalisation des activités des grandes firmes a uniquement pour objectif de faire baisser les coûts en les reportant sur les PME sous-traitantes, multipliant ainsi les pratiques abusives.

La dépendance par rapport aux grands groupes, qui peuvent les abandonner pour accroître leur rentabilité, explique en partie la difficulté des PME à avoir accès au crédit bancaire. Sur ces points aussi, la différence avec l’Allemagne est patente. Enfin, la sensibilité des exportations françaises au taux de change de l’euro est largement connue. Entre janvier 2002 et avril 2008, l’euro s’est réévalué de 78 % par rapport au dollar. Conséquence, depuis 2002 cette hausse aurait freiné les exportations françaises à la hauteur de 0,3 point en moyenne par trimestre. Le contraste est manifeste avec l’Allemagne qui, se situant sur des créneaux haut de gamme, est moins sensible aux variations de prix.
Ces faiblesses de l’industrie française, si elles ne sont pas ignorées, sont, de fait, laissées de côté par la plupart des commentateurs.

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« Stop, je réfléchis. Je ne m’attendais pas à cette question. »

« La banque qui dirige le monde. » 

Arte a diffusé une enquête de Jérôme Fritel et Marc Roche sur Goldman Sachs, la banque d’affaires américaine la plus au cœur du système économique et financier mondial.

Roche, est un spécialiste de la question : correspondant du Monde à Londres, il a consacré un livre à la banque en 2010. Le documentaire est visible dans son intégralité pour quelques jours encore. « Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique », résume la chaîne.

Seul Jean-Claude Trichet, le prédécesseur de Draghi à la BCE, a bien voulu recevoir les intervieweurs. Il répond d’abord de façon générale à une question sur la responsabilité du monde de la finance, qui va contre les « valeurs » du « peuple souverain », concède-t-il. Mais lorsque le cas Draghi est abordé. Il arrête tout : « Stop, je réfléchis. Je ne m’attendais pas à cette question. »

Lire l’article d’@si