Archives de Tag: industrie

Le mystère français

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Pourquoi les banques refusent d’être scindées ?

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Par Gaël Giraud

Les grandes banques françaises veulent convaincre François Hollande de limiter sa promesse de campagne au cantonnement de leurs activités dangereuses dans des filiales distinctes.

Elles craignent pour la rentabilité de leurs activités de marché si elles étaient effectivement scindées : elles seraient contraintes de se refinancer davantage (à encours de crédit constant), ce qui a un coût, et – n’ayant plus la garantie de l’État – à un taux plus élevé (celui du refinancement sur le marché interbancaire).

En réalité, beaucoup de directeurs financiers ont eu la prudence de conserver des lignes de crédit traditionnelles. Peugeot, par exemple, peut toujours effectuer des tirages de cash auprès de la BNP. Et si une véritable scission devait les pénaliser, ne serait-ce pas à la Banque publique d’investissement de jouer le véritable rôle de banque de marché au service des industries françaises ?
Lire l’article de Revue-Projet

Par Guillaume Duval

Germany
Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le modèle allemand ?

On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.

Ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande, explique Guillaume Duval. Au contraire, la profonde remise en cause de l’État social a développé spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir.

Ce qu’il faudrait copier ce sont plutôt les caractéristiques traditionnelles du modèle allemand, un système de relations sociales très structuré, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d’équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant
Lire l’article du Seuil

Troisième génération, allez-vous avaler la pilule ?

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Comme à chaque fois, un scandale de santé publique permet de lever le voile sur les liens entre médecins et labos.
La plupart des gynécologues les plus médiatiques, ceux que vous entendez le matin à la radio, et voyez le soir dans le journal de Pujadas, ceux qui décrivaient ces pilules de 3e génération comme un immense progrès pour les femmes, sont "payés par l’industrie pharmaceutique pour être ses porte-parole"

Pourtant, il existe la loi Kouchner de 2002 qui précise que les médecins "qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé, ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle."

Cette loi est bafouée tous les jours, par toutes les radios et les télés.
« Je ne vois pas bien comment, pour ma part, déclarer mes conflits d’intérêt potentiels avant chacune de mes interventions télé. »
Donc, ça continue, et ça continuera.
Lire l’article d’@SI

EADS, nouvelle gouvernance en dissonance

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La signature d’un nouvel accord sur la gouvernance du groupe d’aéronautique et de défense EADS entre les Etats (France, Allemagne et Espagne) et l’organisation de la sortie annoncée des deux actionnaires industriels historiques (Daimler et Lagardère) est saluée par les marchés.

« La société retrouve un conseil d’administration qui pourra travailler uniquement pour son bien et pour celui de ses actionnaires, avec la mise en place d’une vraie politique de retour pour les actionnaires, y compris ceux du flottant (70% à terme). » Lire l’article Les Échos

Son de cloche légèrement différent dans ce monde de la finance
Moody’s Investors Service annonce avoir abaissé la note long terme senior non garantie d’EADS (Euronext: EAD.NX – actualité) de "A1" à "A2" suite à l’annonce concernant la recomposition du capital et la gouvernance du géant de l’aéronautique. La perspective reste "stable". "Si EADS continuera d’être d’une importance stratégique pour les deux gouvernements français et allemand, nous croyons que les changements prévus se traduiront par un plus faible degré d’influence et de contrôle des gouvernements une fois mis en oeuvre, et un accent accru sera mis sur les objectifs commerciaux. Par conséquent, la dégradation de la notation reflète les attentes inférieures en terme de soutien éventuel des gouvernements", déclare Russell Solomon, vice-président chez Moody’s.

La CFDT est inquiète, lire sa déclaration.