En Argentine, après la crise, le défi de l’«usine sans patron»

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En 2001, face au lock-out imposé par leur propriétaire, Luigi Zanon, et alors que le pays est en proie à une grave crise économique, les ouvriers prennent le contrôle de l’usine. En décembre 2012, après onze ans de procédures, ils ont obtenu l’expropriation de leur ancien patron. Durant cette période l’usine est passée de 230 à 437 ouvriers, aujourd’hui propriétaires de l’usine.
Pour faire face à la concurrence, l’usine doit se moderniser mais les banques lui refusent tout soutien.

Il existe entre les ouvriers une solidarité très forte, une « fraternité », disent certains. Tous ont le même statut, les mêmes droits, le même salaire, environ 6 000 pesos par mois (850 euros).
Dans les entreprises privées concurrentes de FaSinPat, les ouvriers sont payés 3 000 pesos de plus chaque mois (425 euros). Mais aucun des « Zanon » rencontrés ce jour-­là ne voudrait les rejoindre. « Ce n’est pas comparable. Avant, nous étions très contrôlés et sous pression permanente. Aujourd’hui, nous travaillons librement. »

Avant 2001, les Mapuches combattaient Luigi Zanon, qui exploitait leurs terres pour y récupérer l’argile nécessaire à la production de céramiques. Ils réussirent à bloquer les livraisons de matière première. Mais en 2001, quand les ouvriers ont pris le contrôle de l’usine, les Mapuches les ont soutenus et ont à nouveau permis l’approvisionnement en argile.

Lire l’article de Médiapart

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