Chez Renault, des suicides virtuels

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Tout commence par un mail dans lequel la directrice de communication demande à ses services de « travailler sur une déclaration à utiliser en interne ou en externe au cas où l’un d’entre eux (NDLR : un des trois cadres suspectés) commettrait l’imparable (sic) ». Elle précise en outre : « ça serait sur le thème : nous sommes abasourdis et nous avions pris les dispositions médico-psychologiques pour les trois individus. »
Quelques heures plus tard, les projets de communiqués sont livrés à la hiérarchie suivant deux hypothèses : le suicide d’un des trois cadres licenciés et même une tentative qui aurait échoué.
« Toute l’entreprise est profondément ébranlée par la gravité de ce geste. » En cas de suicide, le communiqué s’enrichit de « (l’entreprise) pense particulièrement à la famille de M. xxx ». Il ne reste qu’à ajouter l’identité du cadre qui aurait éventuellement craqué.

Anticiper le suicide d’un futur licencié fut, pour le management de Renault, la bonne réponse au besoin de contrôler la communication du groupe, après la vague de suicides au Technocentre de Guyancourt.

le juge a réentendu comme partie civile Carlos Ghosn durant plus d’une demi-journée, « M. Ghosn, on a tellement de choses à se dire que la prochaine fois il faut prévoir dix heures… »
Lire l’article du Parisien

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