Archives de Tag: licenciement

Chez Renault, des suicides virtuels

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Tout commence par un mail dans lequel la directrice de communication demande à ses services de « travailler sur une déclaration à utiliser en interne ou en externe au cas où l’un d’entre eux (NDLR : un des trois cadres suspectés) commettrait l’imparable (sic) ». Elle précise en outre : « ça serait sur le thème : nous sommes abasourdis et nous avions pris les dispositions médico-psychologiques pour les trois individus. »
Quelques heures plus tard, les projets de communiqués sont livrés à la hiérarchie suivant deux hypothèses : le suicide d’un des trois cadres licenciés et même une tentative qui aurait échoué.
« Toute l’entreprise est profondément ébranlée par la gravité de ce geste. » En cas de suicide, le communiqué s’enrichit de « (l’entreprise) pense particulièrement à la famille de M. xxx ». Il ne reste qu’à ajouter l’identité du cadre qui aurait éventuellement craqué.

Anticiper le suicide d’un futur licencié fut, pour le management de Renault, la bonne réponse au besoin de contrôler la communication du groupe, après la vague de suicides au Technocentre de Guyancourt.

le juge a réentendu comme partie civile Carlos Ghosn durant plus d’une demi-journée, « M. Ghosn, on a tellement de choses à se dire que la prochaine fois il faut prévoir dix heures… »
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Fini de rire, je vous demande de vous arrêter

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« On m’a fait comprendre que "crapule" était une insulte à l’égard du chef de l’Etat et que l’on ne pouvait pas laisser passer ça… On m’a expliqué que rester entier et fidèle à ses principes, c’est bien, mais qu’une radio c’est aussi des négociations pour obtenir des canaux… »

« D’être viré, cela ne fait jamais plaisir, mais être interdit d’accès par un vigile, ne même pas pouvoir récupérer ses affaires ni même rencontrer la DRH ou la direction, c’est tout simplement scandaleux »
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Les Lejaby s’indignent contre leur délocalisation

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«Nous sommes victimes des délocalisations des productions et de la recherche permanente de la baisse de la rémunération du travail».

«Nous refusons les licenciements et voulons continuer à gagner notre vie en travaillant», poursuivent les ex-salariés, en grande majorité des femmes, qui réclament le redémarrage de leur atelier et la «réindustrialisation du site».

«Beaucoup d’entre nous ont plus de 35 ans d’ancienneté. Nous préférons être préretraités plutôt que chômeurs ou percevoir le RSA», et de demander «la mise en place d’une préretraite à 55 ans».
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Après avoir dit vouloir préserver l’emploi, Areva avance son plan de licenciement

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Les coupes sont prévues dans les «fonctions support», c’est à dire les services juridique, financier, communication, ressources humaines. Près d’un poste sur six y sera supprimé via des départs en retraites, démissions mais aussi un plan de départs volontaires.

Areva veut marquer une «inflexion nette à brève échéance», dans un contexte où il est lui difficile d’emprunter avec la baisse de sa note du fait de la catastrophe de Fukushima et la crise financière. Lire l’article

En Chine, on délocalise en interne pour le plus grand bien des marchés

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Les salariés de l’usine de Yuchenge, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation dans la province de Jiangxi afin de réduire les coûts des chaussures Nike et Adidas qui sont plus élevés dans l’actuel vaste pôle manufacturier de Dongguan.

"Notre salaire de base mensuel n’est que de 1 100 yuans (130 euros)" et "nous avons vraiment besoin de faire des heures supplémentaires".
Les interventions des autorités locales pour un maintien des heures supplémentaires, sont restées sans réponse de la part de la direction de l’usine qui est la propriété d’un groupe d’investissement de Taïwan. Lire l’article