Archives de Tag: histoires

Scandaleux : le 14 décembre 2011, les héritiers Renault « occupent » une nouvelle fois la télévision

20111214-200230.jpg

Chère amie, cher ami,

Mercredi prochain 14 décembre sera diffusée sur France 3 à 20 h 35 une nouvelle émission sur Louis Renault (et André Citroën), suivie d’un débat :

http://programmes.france3.fr/documentaires/index.php?page=doc&programme=histoire-immediate&id_article=2057

Au débat, déjà enregistré, participeront : Laurent Dingli, mari d’une petite fille de Louis Renault et historien hagiographe du grand-père, et sa femme Hélène Renault-Dingli, petite fille de Louis Renault.

C’est donc la troisième fois en neuf mois que les petits-enfants de Louis Renault ont accès à France 2 et France 3. Ce n’est pas la présence au « débat » de l’historien Patrick Fridenson, spécialiste du Renault d’avant-guerre, ni celle François Rouquet, spécialiste de l’épuration des postiers et des instituteurs, question sans rapport avec notre sujet, qui permettra le vrai débat.

Notre proposition de participation de l’historienne Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la « collaboration économique », auteur, notamment, d’Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, 1999, 661 p., et de Michel Certano, ouvrier de Renault, fils d’ouvrier de Renault et résistant, qui après 40 ans passés chez Renault consacre sa retraite à l’histoire de l’entreprise est donc restée sans effet. Il ne faut pas s’étonner qu’ils n’aient pas été conviés au débat, car M. Dingli, sur le site qu’il consacre à Louis Renault, a, en page d’accueil, un onglet « réponse à Annie Lacroix-Riz », et l’attaque régulièrement dans les nombreux media qui l’invitent. On comprend qu’il ne souhaite pas être confronté à elle, qui a des archives d’époque à présenter.

Or il se trouve que le même 14 décembre, se tient une audience du Tribunal de Grande Instance de Paris consacrée à l’assignation de l’État par les petits-enfants de Louis Renault en réparation du préjudice subi du fait de l’application de l’ordonnance n° 45-68 du 16 janvier 1945.

Il ne s’agit donc pas en l’espèce de la simple censure d’un débat, mais de la défense des intérêts financiers des petits-enfants de Louis Renault, dans un procès dont l’issue favorable pour ces derniers se traduirait par une charge de plusieurs milliards d’euros pesant sur le contribuable français.

Lire la suite