Peut-on rire de tout, avec tout le monde ?

Ebranler les hommes

20140104-194207.jpg

Faut-il avoir rompu avec les hommes pour ne pas être saisi d’effroi à l’évocation de la machination démente qui a organisé le discrédit, la cabale, les rafles, le transport surencombré, la promiscuité, le tri à l’arrivée, l’entassement dans les camps, le rituel macabre de la procession jusqu’aux chambres à gaz ?

La liberté d’expression doit demeurer le principe. Ce principe ne peut servir de paravent à des ignominies. Ce qui relève du débat public doit être débattu. Ce qui relève de la Justice doit être sanctionné.

Il faut donc descendre dans l’arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l’espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l’exigence et la convivialité.

Lire l’article d’Huffpost

« Je veux aller en prison »

20140104-194330.jpg
L’extrait de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. L’objet du « délit » est un vol revendiqué d’images auquel ils font dire ce qu’ils veulent.

Avant de mourir, Romain a été approché par l’association Make a wish (« Fais un vœu », ndlr) censée réaliser le vœu d’enfants très malades. Romain leur a demandé à pouvoir me rencontrer et l’association a refusé. Lorsqu’il a fait cette quenelle devant le scanner de l’hôpital à l’adresse de l’Institution médicale, pour moi, c’était vraiment le panache.

Aujourd’hui, ce système est en crise. Personnellement, je pense que la démocratie n’a jamais existé mais ceux qui en profitent grassement n’arrivent plus à nous faire croire que ce projet est réalisable tel quel …

Lire l’article de Femmes De Chambre

Image

Bonne Année 2014

20131231-182157.jpg

"Touche pas à ma pute !"

20131218-151636.jpg

Rosen Hirch, 57 ans milite pour la responsabilisation des clients, pour sauver les prostituées d’un enfer qu’elle a, elle-même, vécu.

Je ne me sentais pas malheureuse et je croyais décider. En fait, c’est le client qui a le choix. Quant à la prostituée, son âme se sépare de son corps.

J’ai mis dix ans à parvenir à arrêter. Un matin j’ai dormi pendant un an, quasiment 20 heures par jour, tellement j’étais détruite.
Toutes les prostituées se détruisent ainsi, je suis une survivante.

A ceux qui ne comprennent pas, "Qu’ils jettent leurs cartes bleues et qu’ils aillent sur le trottoir pendant trois mois."

Lire l’article « LE PETIT BLEU des COTES D’ARMOR

Les médecins mercenaires

20131217-114151.jpg

Le rapport du député PS de Grenoble Olivier Véran

"L’hôpital public est à la peine pour recruter certaines spécialités, caractérisées par une forte pénibilité"

Un médecin intérimaire touche en moyenne de 600 à 800 euros nets pour une journée de travail et son collègue titulaire 260 euros. Cela représente "plus du triple du coût normal d’une journée de travail pour un praticien hospitalier (médecin titulaire)". Le surcoût est évalué "de l’ordre de 500 millions d’euros" par an pour l’hôpital public.

"Il n’y a pas de remontée du terrain, les ARS (agence régionale de santé) s’impliquent avec parcimonie, les hôpitaux sont tous seuls".
"Nous contrôlons la déontologie des contrats passés par les médecins inscrits à l’Ordre des médecins mais nous n’avons pas de pouvoir sur leur rémunération".

Lire l’article de France 3

Bien comprendre l’intérêt de l’Ukraine

20131211-234143.jpg

Les manifestations de Kiev menacent de prendre un tour insurrectionnel. Pour nombreux que soient les manifestants, ils ne sont représentatifs que d’une partie de l’Ukraine.

La carte des élections présidentielles de 2010, qui virent la victoire de Victor Ianukovitch, confirme une partition de l’Ukraine, non pas en 2 mais en 3.

Si l’Ukraine décidait de signer un accord avec l’UE qui soit exclusif des relations économiques avec la Russie, il faudrait que l’UE compense l’important manque à gagner pour les industries ukrainiennes. On constate que ceci conduirait à un flux de transfert de 15 à 20 milliards d’euros par an (20 milliards de dollars en 2011). Très clairement, l’UE n’a plus les moyens de verser une telle somme à l’Ukraine.

Les manifestants de Kiev ont certainement de bonnes raisons de manifester. Mais qu’ils n’oublient pas qu’ils ne représentent ni la majorité de la population ukrainienne ni les intérêts bien compris de cette même population.

Lire l’article de Jacques Sapir