Nomade in Metz, des précisions

Le Festival Nomade in Metz, organisé par l’association du même nom, se propose d’animer le centre ville de Metz aux sons de musiques tsiganes et manouches. Concerts, performances et ateliers sont au programme.

La Ville à soutenu, durant deux années consécutives, le festival Nomade in Metz avec une contribution la plaçant au premier rang des partenaires, et de loin, de cette manifestation.

La Ville de Metz est confrontée à une situation très délicate puisqu’il s’avère que les responsables du festival n’ont pas réussi à tenir dans le cadre budgétaire dont ils disposaient. Lire l’article

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15 réponses à “Nomade in Metz, des précisions

  1. Quel dommage si ce magnifique festival ne perdure pas ! Je ne connais ni le dossier financier ni la Présidente de l’association donc je ne me prononce pas sur les compétences. Par contre en tant qu’exposant dans un stand associatif, j’ai vécu la débâcle due à la tempête du dimanche. J’ai lu dans une déclaration de Nomadinmetz que cette annulation avait causé le trou financier de la dernière édition. Si c’est vrai (l’article ne contredit pas cette info), je trouverais dommage qu’on condamne une si belle initiative dans de telles conditions. Annulerait-on la nuit blanche si une édition ne rencontrait pas le public pour cause d’une météo désastreuse ? Sans doute pas alors peut-être peut on sauver ce beau moment de culture populaire.

  2. Il faut sauver ce Festival.
    En plus d’une demande de subvention à Metz, ne peut-on pas envisager une souscription de soutient ?

  3. partisocialistemetz

    Dernière information obtenue auprès d’Antoine Fonte : "depuis les intermittents ont été réglés. Les prestataires de services et certains groupes musicaux et artistes ne le sont toujours pas…"

    • NOMADE in METZ

      Les intermittents ont été réglés le 24 décembre 2011!!!!!!!!!
      Dernière information:)

      • Amari Famili

        Vous plaisantez, j’espère?
        Le groupe Amari Famili n’a toujours pas été payé le 31.07.2012
        Alors qu’il est venu depuis la Bretagne avec 3 roulottes et qu’aucune avance ne lui avait été consentie pour les frais de route!

  4. Il serait bien de préciser que n’importe quelle personne se penchant un minimum sur la question tsigane sait qu’il NE SONT PAS NOMADES et même que le qualificatif de "nomade" a été forgé par des administrations tsiganophobes… Ce festival est une imposture : pour preuve le "parrain" de la dernière édition qui n’a rien de tsigane !
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2010/07/29/le-nomadisme-tsigane-une-invention-politique_1393596_3232.html

    • NOMADE in METZ

      Un festival culturel et social
      Une ambition, créer un lien social
      A l’échelle planétaire, les communautés minoritaires des "gens du voyage" et les Roms provoquent chez les sédentaires des peurs diverses, suscitées par la confrontation à des modèles sociaux mal connus et mal appréhendés. Ces peurs génèrent le rejet et l’exclusion de ces minorités. Chaque communauté se méfiant spontanément l’une de l’autre, il est difficile, voire impossible de communiquer. Et le déficit de communication entraîne inévitablement éloignements et méconnaissance de l’autre.
      La loi française du 5 juillet 2000 démontre une certaine volonté politique d’y remédier, mais insuffisante sans la synergie d’actions conjointes. Dès lors, à partir d’un double élan humaniste et citoyen, comment recréer du lien entre deux groupes sociaux de traditions différentes ?
      Pour répondre modestement à cette problématique, "Nomade in Metz" propose de construire, avec les acteurs politiques, sociaux, associatifs, culturels et enseignants de Metz et de Moselle, un espace d’échanges culturels avec ces énigmatiques "gens du voyage". Un festival des arts qui voyagent.

      L’expression artistique, moyen de communication
      Si l’on songe à ces dessins et peintures découverts à Altamira ou Lascaux, on peut s’extasier de leur facture, parfois si étrangement moderne. Mais ils font aussi partie des premières traces d’expression artistique laissées par l’homme.
      Une expression artistique qui s’est diversifiée, transformée, enrichie jusqu’à aujourd’hui, grâce à ce désir humain de toujours voyager.
      Tous les peuples ont ainsi une culture personnelle, unique, une culture métissée toujours par les rencontres, par les arts qui voyagent. Mais quel autre peuple que le peuple Tsigane incarne mieux en Europe le métissage culturel ? Au cours de leur migration millénaire depuis l’Inde, les Tsiganes ont su s’imprégner des acquis culturels des pays européens alors traversés, tout en maintenant une identité propre. Ils véhiculent avec eux une richesse que notre "culture populaire française" porte déjà en belle place avec le jazz manouche, la musique tsigane ou le cinéma qui s’en inspire. L’engouement des publics français pour ces champs artistiques est, à l’évidence, un bon moyen de socialisation et de communication. "Nomade in Metz" veut saisir cette opportunité pour susciter de la curiosité et de l’intérêt afin d’encourager l’échange culturel en établissant d’avantage de liens entre nomades et sédentaires. En d’autres termes : Aller vers la différence, et soi-même. "Aller vers…"

      … un partage culturel

      Pour la plupart, les artistes que nous programmons, français ou non, sont issus ou font partie de ce que la loi française définit comme "gens du voyage". Ils viennent nous faire connaître et partager leur art. Nous les avons voulu de grande qualité et très variés, par leur origine, par leur renommée et par leurs spectacles.
      Mais gare aux simplismes, il ne s’agit pas ici de folklore. Faire vibrer notre cité par des musiques, chants ou danses n’est pas une approche démagogique visant à identifier, à priori, ces voyageurs comme saltimbanques pacifistes.
      Ces arts sont pour eux le moyen d’exprimer au quotidien leurs émotions. Ils font partie intégrante de leur vie et participent à leur mémoire collective. Ils sont la transmission orale de la mémoire de leurs familles, de leur peuple.
      Ainsi, un public que nous espérons métisser – Tsiganes et Gadjé – partagera ces émotions pendant les spectacles, mais aussi au-delà, dans toute la cité. Les rencontres seront facilitées par des animations dans les rues et sur les places, au cours de repas partagés au village du festival ou encore lors d’un bal populaire. Les "bœufs", organisés ou improvisés le soir après le dernier spectacle favoriseront également des échanges sur le vif, plus intimistes.
      Aucun indicateur n’existe pour mesurer le degré d’authenticité des échanges, mais nous sommes conscients et déterminés à vivre et réaliser cet engagement dans le cadre de notre festival, celui d’hier et celui de demain. Car ni la qualité des spectacles, ni la convivialité des lieux, ni les compétences ne provoqueront, à elles seules, la rencontre qui saura éclaircir, faire savoir et comprendre. Nous espérons cette rencontre, à double titre : il s’agit de créer une interaction réelle entre deux types de population et inviter chacun à redécouvrir l’autre.

      … les communautés locales
      Aussi, notre démarche perdrait du sens si les échanges souhaités ne se réalisaient qu’entre les artistes et le public, dans l’ignorance des communautés Roms de Metz et ses environs. Ils sont le cœur de la manifestation, le cœur des débats. Un travail important d’approche est à entreprendre et à approfondir pour tenter, sinon de les rendre sujets et acteurs de la manifestation, du moins obtenir à travers eux la certitude que nous ne nous trompons pas. Qu’ils seront avec nous, parmi les festivaliers. Quelques associations et organisations travaillent sur le terrain depuis plusieurs années. Des familles de manouches semi-sédentaires ont été accompagnées par des citoyens de Metz, à titre personnel. Dans ce cadre, un travail important a été fait par le CMSEA et les familles, y compris et en particulier les enfants. Par ailleurs, d’origine ethnique et sociale diverse, notamment des enfants maghrébins passionnés par la découverte de la culture tsigane.
      Nous continuons la recherche de ces acteurs sociaux afin qu"ils nous aident à unir ces communautés à notre festival.

      Communiquer sur une autre culture
      Se rencontrer à travers des événements artistiques, c’est l’objectif premier de notre festival. Par sa conception même, notre événement induira une communication entre deux communautés d’artistes et deux communautés de public.
      Mixité des artistes
      Nous avons programmé ensemble « des têtes d’affiche » et de « jeunes artistes », des Tsiganes et des « gadgé ».
      Suscitée par la qualité des spectacles et leur « mixité », l’émotion partagée par le public, diversifié lui aussi, est un premier facteur de communication!!!!

  5. partisocialistemetz

    Nous souhaitons le plus grand succès ce soir au concert donné à l’Opéra-Theatre de Metz.

  6. NOMADE in METZ

    MERCI :)

  7. NOMADE in METZ

    "Le festival Nomade in Metz doit tout à la ville de Metz"
    "Ces mots ont été prononcés par Dominique Gros lors d’un entretien avec un journaliste et diffusés sur la toile ce matin. J’ai vraiment beaucoup de mal à entendre cela en gardant mon calme tant cette phrase résonne en moi comme une insulte envers l’ensemble de ceux qui ont tant donné pour que ce festival puisse naître. Je suis concerné pour plusieurs raisons, l’une d’entre elle, est que je suis proche de la présidente et initiatrice de ce festival. Je peux en parler d’autant plus facilement que j’ai vu de mes propres yeux l’idée même de ce projet germer dans les yeux de celle qui aujourd’hui défend ce festival corps et âme pour que la seconde édition puisse avoir lieu. J’ai vu combien il a été difficile de mener à bien cette entreprise incroyable. Un festival comme celui-ci est une opération considérable menée par un ensemble de gens qui, sans compter, ont donné leur temps et tant d’énergie. Ils ont tous travaillé d’arrache pied pour penser, pour élaborer, pour construire, pour porter cette aventure d’envergure jusqu’au cœur de la ville et en faire une fête populaire sans précédent.
    Tant de bénévoles ont participé pour que cela soit possible, tant d’artistes ont fait le geste pour que cela soit possible qu’il m’est insupportable d’entendre le maire de Metz tenir de tels propos. Quelle arrogance, quelle suffisance dans sa bouche, quel manque de respect pour tout ceux qui ont tant donné.
    Ce festival, la ville n’en voulait même pas. Certains le faisait même remarquer en ces termes : "Mais dites-moi, madame Ivanova, qui voulez-vous que cela intéresse votre festival ?". Bien sûr, des caravanes sur la place de la république, quelle étrange d’idée !
    Il aura fallut défendre avec force des arguments déterminants et redoubler de pugnacité pour convaincre les élus que l’idée qu’un festival citoyen axé sur le partage et la connaissance de l’autre méritait bien qu’on s’y intéresse. Et puis, un mal pour un bien, l’affaire des roms ! Soudain tout s’éclaire, les portes s’ouvrent et ce festival inintéressant devient l’idée la plus géniale du monde. En un coup de baguette magique la municipalité se félicite de soutenir Nomade in Metz dans son combat de première importance contre la discrimination des gens du voyage. Alors c’est la valse des petites phrases et des discours engagés, on se bouscule pour être sur la photo, on s’indigne de l’action du gouvernement vis-à-vis de ces pauvres gens, on sourit devant les caméras et on se gargarise de belles formules, et on applaudit Daniela Ivanova qui accomplit un travail fantastique, et on remercie bien entendu l’ensemble des bénévoles sans qui tout ceci ne serait possible. Mais on se garde bien de remercier l’actualité pour ce merveilleux coup du sort qui permet à tous ces opportunistes de se placer en opposants farouches d’une politique de droite dégueulasse. Tous ces gens qui en avaient rien à foutre de ce fichu festival se retrouvent à se bousculer devant les micros pour vanter les mérites citoyen d’une telle initiative.

    Tout cela me désespère. Dominique Gros me désespère, la politique me désespère. J’aimerais simplement aussi rappeler qu’une subvention ne fait pas tout, et que Nomade in Metz ne doit pas tout à la mairie de Metz. Et on ne peut pas, en une phrase, mépriser le cœur de tous ceux qui ont apporté leur contribution à ce merveilleux projet. Je fais partie de ceux-là et je remercie son ambassadrice Daniela Ivanova de m’avoir embarqué à bord de ce merveilleux navire. Je déplore, en revanche, le désintérêt soudain de ceux-là même qui encensaient naguère le travail au combien honorable de l’équipe Nomade in Metz. Ceux-là même qui aujourd’hui se réclament des honneurs de la réussite d’une pure création culturelle initiée, ne l’oublions pas, par des gens de bonne volonté, et non pas par les services culturels de la mairie de Metz. Nomade in Metz doit tout et avant tout à Christophe, Soizic, Delphine, Adeline, Pierre, Jonathan, Caro, Doudou, Thierry, Véronique, Jean-Pierre, Coraline, Joseph, José, Jean-François, Pierre, Maria, Virginie, Nouka, Veneta, Sébastien, Sacha, Robert, Francesco, Alexis, Gérard, Daniela et tous les autres dont je ne cite pas le prénom mais qui se reconnaitront dans cette pléiade non exhaustive des acteurs de cette aventure extraordinaire qui grâce à leur talent et à leur volonté ont permis de convaincre la mairie de financer non pas, comme semble vouloir le dire Dominique Gros, le festival mais tout au plus une partie de celui-ci. Peut-être le maire a-t-il la mémoire courte. Car bien d’autres ont participé au financement du festival, notamment la région lorraine mais aussi les partenaires qui ont tous, absolument tous, revus à la baisse leurs tarifs pour permettre à Nomade in Metz de voir le jour.
    Alors, monsieur le maire, votre arrogance ici, n’a que peu d’importance finalement au regard de ce que l’on pourrait nommer la synergie de l’efficience issue du simple désir de chacun à apporter sa pierre à l’édifice. Moi ma dernière pierre est d’écrire ce texte. Je suis, c’est vrai, en colère. En colère après vous qui foulez au pied les principes même du respect élémentaire de vos administrés. Je ne vous souhaite rien monsieur, ou peut être une toute petite chose… D’être vous aussi, un jour, Nomade in Metz. Pour de vrai."
    http://www.dailymotion.com/video/xh65hw_dominique-gros-maire-de-metz-rumeurs-du-net_news

    • La phrase qui vous a mis en colère doit être comprise dans son contexte avec l’explication qui suit immédiatement dans la vidéo que vous avez postée.
      Nous savons que le maire de Metz tient autant au festival de Nomade in Metz qu’à sa bonne gestion. La contrainte de ne pas augmenter la fiscalité locale lui permet cependant de prévoir une participation de la ville à la même hauteur que l’année précédente. La ville de Metz resterait, et de loin, le premier contributeur de ce festival et assurerait ainsi sa pérennité. Nous ne pensons pas qu’il fallait comprendre autre chose et sommes désolés que vous ayez été froissé.

  8. NOMADE in METZ

    Lettre ouverte à Dominique GROS, Maire PS de Metz
    par CHRISTIAN WARNANT

    VOILA LE TEXTE TRES LONG QUE J’AI EU BESOIN D’ECRIRE, DEBUT OCTOBRE 2012, A DANIELA IVANOVA POUR LUI DIRE MON RESSENTI ET L’IMPORTANCE QUE LE FESTIVAL " NOMADE IN METZ " A EU DANS MA VIE… J’Y ECRIVAI AUSSI MON ADMIRATION POUR LA VILLE DE METZ ET SA MUNICIPALITE COURAGEUSE…. JE NE PEUX CROIRE QUE CETTE MUNICIPALITE VEUILLE TUER CE QUI LUI FAISAIT HONNEUR !!!!J’ESPERE QUE DES "ELUS" DE CETTE MUNICIPALITE LIRONT MON TEXTE !AMITIE A TOUS LES NOMADES…

    " Chère Daniela,
    Voilà presque un mois entier que le Festival Nomade in Metz es terminé. Ces trois journées passées Place de la République ont changé et embelli toute ma vie !J’aimerai te dire qui je suis et quel a été mon parcours : Je m’appelle Christian Warnant, suis né à Paris le 12 juin 1954, 16em arrondissement (la clinique !), puis ai passé toute ma jeunesse à Neuilly-sur-Seine, à l’époque où Nicolas Sarkosy n’y était pas encore maire !Après des études d’architecture tronquées (il fallait 6 ans d’études pour avoir le diplôme d.p.l.g. et je n’ai fait que 4 années !) aux Beaux-Arts (U.P.5, à Nanterres), je suis devenu guide-conférencier spécialisé dans les voyages en Europe Centrale (Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Turquie). J’ai pratiqué mon activité de guide touristique de 1979 à 2005 auprès de différents tours-operators (Le Tourisme Français, Austro-Pauli …)Au cours de mes voyages en Europe Centrale, j’ai souvent eu l’occasion de cotoyer les tsiganes, chaque restaurant ou hôtel de Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Montenegro, Tchecoslovaquie ayant son orchestre tsigane ! Grand amateur de musique classique, et musique du monde, j’ai toujours été fasciné par la musique tsigane et la virtuosité de ces musiciens !Mais j’ai aussi toujours ressenti une forme de racisme, de crainte, un grand sentiment de non-compréhension , allant jusqu’à une certaine forme de répulsion quant à leur apparence physique (couleur de peau, aspect général…).J’ai quitté mon activité touristique pour me consacrer à la peinture que j’ai toujours pratiquée, mais que je pratique maintenant d’une façon « professionnelle » (Je ne vis que du fruit de la vente de mes peintures). J’ai continué à écouter beaucoup de musique tsigane, mais n’ai commencé à me préoccuper d’un « problème tsigane » que depuis les positions d’une profonde intolérances des 3 derniers ministres de l’intérieur, positions d’un racisme flagrant ! J’ai depuis un an un « compte facebook » que j’ai surtout utilisé pour discuter avec mes amis proches et aussi avec quelques artistes découverts sur ce réseau social ! C’est ainsi que j’ai découvert la peinture d’un peintre de Metz de grand talent , que j’admire profondément, Gari (Francesco Garieri). Par le système de réseau qu’est facebook, j’ai découvert qu’il était « ami » avec toi, Daniela Ivanova, née à Kasanläk ,ville située au milieu de la vallée des roses, en Bulgarie, où j’ai souvent eu l’occasion de visiter, au cours de mes voyages, le célèbre Mausolée Thrace et d’y déjeuner. Je t’ai donc contacté pour cette simple raison, puis ai découvert que tu étais l’organisatrice d’un festival tsigane à Metz, ville grise et assez triste où j’ai aussi souvent déjeuné à l’époque où j’étais guide touristique.Et, toujours par l’intermédiaire de Facebook, j’ai découvert les photos du festival Nomade in Metz 2010, et , dans l’atmosphère de haine et de racisme ambiante due à la situation politique de ces dernières années, j’ai pris conscience qu’il était impensable d’être raciste dans ce monde impitoyable dans lequel nous vivons !… et, surtout, je me suis rendu compte que moi-même, j’étais raciste et que ce racisme était celui à l’encontre de la civilisation rom, manouche, tsigane ! Cette constatation a été chez moi une source de questionnement profonde ! je me suis rendu compte, du fait de mes origines bourgeoise, et connaissant le monde des habitants de Neuilly-sur-Seine, ville la plus « huppée » de France, qui n’ont aucune idée de la manière dont vivent les gens qui ne sont pas « de leur monde », que ce racisme venait de la non-connaissance, de l’ignorance ! Et, tu te souviens peut –être, Daniela, je t’en ai immédiatement parlé « franc-jeu » et t’ai , il y a plus de six mois dit mon intention de venir à votre festival Nomade in Metz, afin de me renseigner, de partager, de mieux connaitre, tout en espérant vaincre ce racisme qui faisait de moi une personne indigne ! Peut-être te souviens- tu lorsque qu’a été mis en ligne sur facebook le petit film de présentation de Nomade in Metz où on voyait une mère réactionnaire, intolérante et raciste, tenter de « protéger » sa petite fille de ses fréquentations avec un petit tsigane, je t’avais dit que j’arriverai à Metz avec un peu de cette mentalité, mais que j’avais envie profondément d’en repartir transformé ! Daniela, pour avoir les moyens de venir passer ces 3 jours à Metz, j’ai cessé de fumer et le 8 septembre au soir, je suis arrivé avec Kor, mon ami hollandais à l’hôtel Formule 1 « entre les ponts » , à Metz ! Le village tsigane n’ouvrant que l’après-midi, nous sommes tout d’abord allé visiter la cathédrale et ses sublimes vitraux de Jacques Villon (qui était un ami de mon oncle Jacques Warnant) et de Marc Chagall, puis avons découvert le sublime Musée Pompidou et ses deux extraordinaires expositions, Daniel Buren et « Chefs d’œuvre ? » …Et, à 16h00, nous sommes arrivé Place de la République, où en un laps de temps très court, j’ai rencontré « en réel » Francesco Garieri, le peintre que j’admirai tant qui, dans les 2 jours qui ont suivi a créé une œuvre extraordinaire au centre de la place, puis l’étonnante peintre manouche Mona, puis toi, chère Daniela …….Et, après une brève « ouverture » du festival, la musique du Rajasthan a commencé et le Miracle s’est produit ! : Je me suis senti chez moi, où que mes pas m’aient conduit sur cette grande place de la République , avec qui j’ai eu l’occasion de discuter, tous les regards furent tendres , amicaux, heureux ! …J’ai, avec mon ami Kor passé tout le samedi et le dimanche Place de la République, allant de stand en stand, buvant une bière, mangeant un plat tsigane, une pâtisserie, une grillade, regardant l’évolution des peintures créées par quelques artistes peintres autours de Francesco, écoutant les concerts sur la scène principale ou des danses et orchestres devant quelques roulottes ou caravanes… Je me suis senti simplement un homme parmi les homme, heureux , égal, ayant une envie de sourire, de partager, d’échanger …La qualité de l’organisation était parfaite . L’idée d’avoir à payer avec des « niglo » (1 niglo = 1 euro, et l’échange se faisait à la caisse) pour payer boissons ou nourriture, apportait un aspect poétique et universel, tous les membres de l’équipe d’organisation de Nomade in Metz, étaient toujours à la disposition de chacun, toujours impeccables, gentils, pleins d’énergie ! Un détail d’importance qui m’a frappé par le sentiment de Respect et de Tolérance qu’il procurait était que , au sein de l’équipe Nomade in Metz se trouvait à la « Caisse » un handicapé en fauteuil roulant, que tout était prévu pour le handicap (rampe d’accès) et solidarité instinctive, naturelle et chaleureuse afin que , à chacun des concert des personnes en fauteuil roulant puissent se trouver au premier rang devant la scène pour assister aux différents concerts. Autre constatation qui m’a, au niveau de l’organisation, profondément surprise : Durant les trois journée passées Place de la République, où se trouvaient 2 stands, tentes où on pouvait se désaltérer en buvant vin ou bièrre, je n’ai pas remarqué un seul incident du à un excès d’alcool, ni aucune violence ! Le seul petit « incident » que j’ai personnellement remarqué , s’est déroulé le vendredi 9 , en fin d’après-midi, lorsque un jeune (faisant à mon avis parti d’un « monôme » a tenu à chanter avec insistance dans un porte-voix, le refrain de la Marseillaise, insistant d’une manière appuyée et imbécile sur les jolies paroles « q ‘un sang impur abreuve nos sillons », chose qui , mon « racisme » ayant déjà totalement disparu, m’a profondément choqué !Le programme des spectacles proposés gratuitement a été éblouissant ! Je mentionnerai tout d’abord le groupe de renommée internationale BRATSCH que je connaissais déjà par le disque et dont le concert a été un éblouissement. Mais aussi le fascinant concert du groupe DHOAD , qui a montré la naissance de la migration nomade et la naissance des influences musicales, le groupe URS KARPATZ qui, avec beaucoup de convivialité, de tendresse, nous a fait circuler dans toute l’Europe Centrale (Que de souvenirs de ma carrière de guide touristique me sont revenus en tête !). Et puis l’émerveillement du spectacle des 2 jeunes filles et 2 jeunes hommes du groupe MANDA LIGHT , qui nous ont tous fasciné avec la beauté de leur chorégraphie et la fascination du feu ! L’ambiance de ces centaines de spectateurs massés devant la grande scène où se déroulaient les différents concerts était formidable, car conviviale, amicale, respectueuse !Malheureusement, le dimanche matin, Metz a été arrosée par des trombes d’eau qui vous ont contraints à annulé toute la journée ! Lorsque, malgré le temps, nous sommes arrivés Place de la République , nous avons trouvé la place presque déserte ; seuls quelques membre de l’organisation de Nomade in Metz s’affairaient sous cette pluie battante afin de replier les différentes tentes qui avaient abritées les stands d’information ou d’artisanats ! Ce que j’ai ressenti à ce moment précis était tout d’abord la déception de voir cette nouvelle journée annulée, mais aussi, ayant été tellement séduit par la gentillesse, le charme, l’art de ces « gens du voyages » à l’encontre desquels j’avais quelque jours plus tôt des préjugés qui ont été effacés dès la première journée du Festival, j’ai eu un besoin absolu de les aider à démonter, remballer, ranger ce qui avait été le décors de cet évènement magique … Et, du coup, cette journée pluvieuse a été fabuleuse ; il y avait une telle ambiance de bonne humeur, de fraternité joyeuse, lorsque nous pataugions trempés dans les flaques d’eau de la Place de la République avec les grilles à ranger, les tableaux que les artistes avaient réalisés au centre de la Place les 2 jours précédents , les bâches !….. Daniela, très gentiment, tu nous a invité à partager un repas sous la grande tente de l’équipe de Nomade in Metz… Et le déjeuner, l’après- midi et la soirée ont été des moments exceptionnels . Trois personnes m’ont fascinées et ont réellement changé ma vie :. Un rom, roumain, que le groupe Urs Karpatz a fait monter sur scène lors de leur concert pour qu’il danse avec eux, dont le nom est Robert, je crois… Robert, petit homme frêle, à la peau assez sombre, représentait vraiment ce que ma méconnaissance, ma bétise et cette forme de racisme qui faisait partie de moi détestait ! Après ces trois jours, Robert représente tout ce que j’admire et j’aime et maintenant trouve beau dans la vie ! Il est devenu, avec son énergie, sa gentillesse, sa vivacité, cette intelligence incroyable avec laquelle il a fait que , ne parlant pas , ni l’un ni l’autre une seule parole de l’autre, nous avons eu cette extraordinaire, longue et respectueuse discussion le soir du dimanche, un Ami qui me manque… Robert est Nomade et peut-être ne le reverrai je pas, mais où qu’il soit en Europe, j’espère qu’il est heureux et il compte dans ma vie !. La petite fille d’un des organisateurs de Nomade in Metz, Sacha, a été omni-présente lors de ce festival ! Avec ses yeux d’une couleur bleue-gris d’une lumière incroyable, cette petite fille se mettait à danser, avec une grace, un sens du rythme et de la chorégraphie exceptionnel, et surtout un bonheur qui fascinait et était communicatif ! Et quelle fierté entre ce grand père et cette petite fille ! les valeurs de la famille que j’ai pu remarquer, entre parents enfant, grands-parents petits-enfants, mari et femme sont un réels exemple ! je n’ai vu que tendresse et respect !. Le petit garçon de la jolie chanteuse blonde d’origine hollandaise du groupe « Amari Famili », petit garçon plein d’énergie de moins de 2 ans, je pense a été un vrai soleil ! Dès que la musique commençait, il arrivait avec un grand balais, presque deux fois plus haut que lui, se « plantait » devant le joueur de contrebasse (son papa peut-être ?) et se mettait à imiter sur son balais, le jeux du contrebassiste !Cher Robert, chère petite fille et cher petit garçon, je vous porte dans mon cœur ! Vous m’avez tellement appris et enrichi ! Vous êtes des exemples et vous êtes Beaux ! MERCI !

    Très chère Daniela, mon texte a peut-être été trop long, maladroit… Je suis peintre et ne suis pas un virtuose de l’écriture. Mais je tenais absolument à t’apporter mon témoignage sur ces trois journées de Nomade in Metz qui ont changé ma vie !

    Nous vivons dans une période où la haine, l’exclusion, le racisme sont devenu presque naturels ! Et, semble-t-il, en France et dans d’autres pays (je pense à la Hongrie, que je connais bien, où les discours de gens que je connais m’horrifie !) les roms et les tsiganes sont des boucs émissaires bien stigmatisés et, presque automatiquement, montrés du doigt !

    Ce racisme et ces comportements sont avant tout dus à la MECONNAISSANCE !!! Et Nomade in Metz, personnellement, m’a permis de connaitre, de me renseigner, de rencontrer, de partager , et, de ce fait , a fait disparaitre le racisme qui était en moi et m’a fait naitre une estime, une admiration extraordinaire pour les Nomades (roms, manouches, tsiganes, gitans…) qui sont, de par leur connaissance de tous ces pays traversés au cours de
    leurs voyages à travers toute l’Asie, le Moyen-Orient, l’Europe, l’Afrique du nord, un symbole de richesse, de mélange, de partage …. Nous avons beaucoup à apprendre des « Nomades » ! MERCI A VOUS !!!

    Je voudrai prendre un petit exemple culturel qui m’est très personnel ! J’aime la musique classique et l’opéra ! Quelle est l’héroïne de l’Opéra la plus célèbre et la plus admirée dans le monde ? : C’est CARMEN ! Qui est Carmen ? Carmen est une gitane ! Que seraient les musiques de Bizet, de Franz Liszt, de Brahms, de Bartok, de Verdi, etc…. sans ce que leur a apporté la musique tsigane ???

    Daniela, j’ai eu du mal à écrire ce long texte, mais je peux te dire que ce que j’ai vécu à Metz, il y a maintenant presque un mois, est toujours aussi présent dans ma vie ! J’en parle beaucoup, tout le temps, partout autours de moi ! On m’appelle maintenant « le Nomade », et j’en suis très fier ! IL FAUT QUE NOMADE IN METZ POURSUIVE SA ROUTE !!!! Nous sommes nombreux , ici, dans le sud, à attendre les dates du prochain Festival pour prévoir notre voyage vers Metz !

    Car, ce qui est aussi génial, c’est le courage de la ville de Metz qui vous accueil ! Et c’est une interaction ! : En effet, j’ai redécouvert Metz, ses richesses artistiques et architecturales, son dynamisme, l’extraodinaire Centre Pompidou, la gare, grace à Nomade in Metz ! ca aussi, c’est génial !!

    MERCI DANIELA D’AVOIR, GRACE A NOMADE IN METZ, EMBELLI MA VIE, DE M’AVOIR FAIT DECOUVRIR DES GENS, UN MODE DE VIE, UNE CULTURE, UN RESPECT, QUE J’IGNORAI, ET DE M’AVOIR REDONNE, GRACE A L’ »ABOLITION » DE CET ABJECTE RACISME QUI ETAIT EN MOI, UNE VRAIE DIGNITE !ET, DANIELA, SI J’AI VECU TOUT CELA, BEAUCOUP D’AUTRES ONT PU LE VIVRE !!! MERCI A TOI, DANIELA, SANS QUI RIEN DE TOUT CELA NE SERAIT POSSIBLE, MERCI A TOUTE L’EQUIPE FORMIDABLE DE NOMADE IN METZ, ET A LA VILLE DE METZ QUI VOUS ABRITE ET QUE VOUS HONOREZ !!!

  9. Ping : Compte rendu de la réunion de section du Mercredi 07/03 | Metz – Parti Socialiste – Section "Jean Moulin"

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