Au jeu des sondages, "souffler" n’est pas jouer

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Médias, argent, politique… Les sondages pervertissent-ils le débat démocratique ? Alain Garrigou, fondateur de l’Observatoire des sondages, auteur du «Manuel anti-sondages, la démocratie n’est pas à vendre».

"Les sondages influencent considérablement les médias. Les journalistes politiques y croient, parce que ça leur permet de faire du papier. En gros, ce sont les chargés d’étude des instituts qui sont chargés de faire leur papier à leur place. Ce sont des sortes de «souffleurs». Tant que la presse n’a pas d’argent, les cadeaux offerts par les sondeurs sont tout à fait appréciables, ça fournit du papier quasi gratuit."
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9 réponses à Au jeu des sondages, "souffler" n’est pas jouer

  1. Il faut donc dire un grand merci à Dominique Gros pour son sondage, cela a permis au RL de faire "du papier quasi gratuit". Les journalistes vont apprécier!

    De plus 15 000€, provenant des fonds publics, c’est relativement bon marché pour faire un journal… ou pas! Premièrement, les fonds publics ne doivent pas servir à cela. Les contribuables messins ne sont pas là pour permettre des petits cadeaux en offrant du papier gratuit à la presse. Et deuxièmement, le PS local ne manque pas d’air en se faisant l’echo d’un tel article quelques jours après la publication d’un sondage commandé par la municipalité!

    • Pour bien conduire une ville comme Metz, il faut des indicateurs.
      Un sondage, s’il est bien fait, est l’indicateur le plus pertinent lorsqu’il se situe à mi-mandat.

      • Naturellement, pour mener une politique responsable il faut des indicateurs, mais il en existe une multitude (comités de quartier, associations, syndicats, agents, …) Organiser des "Etats Généraux" locaux aurait été une forme très démocratique (pour ne pas dire participative). Cette méthode aurait convenu à une grande part de la population, même si le cout global avait sensiblement le même qu’un sondage. On aurait pu connaître les attentes de chacun d’une manière claire et transparente.

        Enfin, vous dites bien qu’un sondage doit être bien fait pour être pertinent ; en l’espèce le sondage BVA ne me semble pas être un exemple. Le choix des questions est déterminant dans cet exercice. Monsieur le Maire a lui-même indiqué qu’il avait laissé libre l’institut de choisir les questions. Les instituts de sondage sont passés maitre dans l’art de formuler des questions bien alambiquées…

      • Vous pouvez nous accuser de faire une présentation à notre avantage de ce sondage, c’est de bonne guerre, mais vous ne pouvez pas nous accuser de vouloir manipuler l’opinion.
        Je puis vous assurer que l’objectif était bien de nous informer sur le sentiment des messins, de tous les messins, car vous savez comme nous que la démocratie citoyenne, que nous mettons en œuvre, demandera encore du temps avant de concerner chacun.

      • Je tiens à préciser que je n’accuse pas le parti socialiste (que se soit à l’échelle locale ou nationale) de manipuler l’opinion. Le PS est un parti démocratique respectant de nombreuses valeurs républicaines auxquelles j’adhère.

        Néanmoins, la technique des sondages me parait bien hasardeuse, notamment à l’échelle d’une ville comme Metz. Je remets en cause le choix de cette méthode au détriment d’autres (dont j’ai fait part dans mon dernier commentaire).

        Et je dénonce le recours au sondage d’une manière trop laxiste, c’est-à-dire en laissant carte blanche à un quelconque institut de sondage pour réaliser la tâche qui lui est impartie. Ces instituts sont bien malins et ils savent, pertinemment, comment poser leurs questions et quels calculs appliquer pour les affiner dans le sens qu’ils entendent donner aux chiffres.

        Enfin je regrette que la démocratie participative ne soit pas expérimentée contrairement au programme électoral de Monsieur le Maire. Certes, je partage votre inquiétude concernant le fait qu’un tel outil ne sera efficace qu’à travers l’implication de chaque citoyen (ce qui risque d’être difficile, du moins au début). Néanmoins je déplore votre manque de confiance envers les citoyens, il faut apprendre aux citoyens à participer à la vie de la cité d’une manière régulière et innovante. Cela valait le cout d’essayer, surtout à mi-mandat…

      • Finalement nous pourrions nous accorder sur l’objectif. Pour faire encore mieux vivre la démocratie citoyenne demain, un sondage de mi-mandat nous est apparu indispensable aujourd’hui.
        Nous venons de recevoir l’intégralité de la partie du sondage commanditée par la Mairie.
        Laissez-nous préparer une présentation pour vous convaincre et nous mettons en ligne.

      • Bien sur que nous pouvons nous accorder à partir du moment que l’on décide de servir l’intérêt général. J’attends avec impatience ces résultats. Je ne manquerai pas de vous faire parvenir mes réactions, commentaires et analyses.

  2. Ping: Le PS messin ne manque pas d’air… « politicofan

  3. Un peu moins d’aprioris vous rendraient plus objectif. Le notre, objectif, était de nous informer d’abord et de vous informer ensuite.

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