
«Cette grève est bien suivie et elle va l’être de mieux en mieux», a prévenu Louis Jobard, porte-parole du Syndicat national des pilotes. Le premier syndicat de pilotes a en effet assuré à Reuters que plus de 50% des pilotes étaient en grève lundi matin. Des centaines d’employés ont par ailleurs manifesté devant le terminal 2F de l’aéroport de Roissy en fin de matinée, et l’accès au terminal a été entièrement bloqué par des CRS.
Thierry Mariani a de son côté annoncé sur RTL que le gouvernement irait «jusqu’au bout» dans sa volonté d’encadrer le droit de grève dans les transports aériens. «C’est une nécessité, c’est une chose que les Français comprennent», a affirmé le ministre des Transports. «Le droit de grève est maintenu, le droit de grève existe toujours, mais les passagers ont enfin quelques droits», a-t-il ajouté.
A l’origine du conflit, le projet du gouvernement, né après la grève des agents de sécurité des aéroports en décembre et la proposition de loi UMP, d’encadrer le droit de grève dans l’aérien. Le texte impose aux grévistes de se déclarer individuellement 48 heures à l’avance, ainsi qu’un devoir d’information pour les compagnies avec des prévisions de trafic 24 heures à l’avance, sur le modèle du service minimum à la SNCF et à la RATP.
Lire l’article